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Aaron Kern
La Guerre du Solyrane Volume N° 1
Couverture du roman.
La Guerre du Solyrane · Tome 1

Le Séraphin de Cendres

Genre
Dark fantasy, montée en puissance
Longueur
354 pages · 105 678 mots
Chapitres
32, dont 20 portent un combat écrit en entier
Formats
Ebook et broché 15,2 × 22,9 cm
Langue
Français

Le livre

Elior a cherché le nom de sa sœur sur le mur des morts, et il ne l’a pas trouvé.

Ça ne veut pas dire qu’elle est vivante : on grave par lots, quand il y en a assez pour sortir les outils.

Liora est descendue à la Cendre onze jours plus tôt, sans le prévenir. On y monte en tuant : cent font un cran, l’échelle en compte dix, et c’est un homme assis sur une caisse qui écrit le chiffre à côté de votre nom.

On descend là-bas pour tuer ce qui y vit et pour se faire payer, et il en revient moins qu’il n’en part.

Pour descendre à son tour, Elior doit dire sa voie devant témoins, une fois, et ne plus jamais en changer. On la dit à dix-sept ans. Il en a dix-neuf et rien à lui. Il dit le Fer. Celle de son père. Le seul mot que sa sœur lui avait interdit de prononcer.

En bas, il apprend le métier de gens qui ne lui doivent rien : un homme qui a l’âge d’être le père de ceux qu’il mène et qui n’explique jamais deux fois, un homme au rôle qui écrit les chiffres sans lever la tête, une femme qui recoud ce qui se recoud et qui serre ce qui ne se recoud pas.

Certains ne descendent plus à pied : ceux qui montent à la Crête en redescendent avec des ailes, et ils encaissent ce qui tue un homme ordinaire. On les appelle des séraphins.

Au bout de la plaine grise attend un homme aux ailes noires devant lequel personne n’a jamais tenu. On l’appelle le Passeur. Elior, lui, n’a encore tenu devant personne.

Ce qu’Elior n’a pas compris, on le lui a pourtant dit le premier jour : leurs morts se relèvent, et les nôtres, non.

Un roman complet, premier des cinq tomes de La Guerre du Solyrane. Vingt de ses trente-deux chapitres portent un combat écrit en entier, du premier geste au dernier. Aucun n’est résumé, aucun n’est gagné par surprise, et le héros en perd.

Il n’y a pas d’élu dans ce livre, pas de prophétie, et pas de romance au centre. Le système de ce monde tient dans une planche de bois et dans la main d’hommes fatigués qui tiennent des comptes.

Elior a onze jours de retard sur sa sœur. À la Cendre, onze jours, c’est très long.

La carte

Carte gravée du monde de La Guerre du Solyrane, tome 1.

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